Depuis deux mois, l’application mobile WhatsApp a mis en place le partage de données et des numéros de téléphones entre Facebook et son application. L’Union Européenne a fait la demande aux développeurs de l’application de retirer cette fonction dans le but de protéger les données des utilisateurs de WhatsApp.

Suite à l’accusation de l’Union Européenne, Facebook a répondu à la polémique en annonçant que la récupération des données de l’application serait temporairement suspendue en Europe. L’information émane des journaux Le Monde et The Verge et est une nouvelle étape dans la collaboration entre les autorités européennes et la société Facebook qui affirme par ailleurs être « toujours ouverte pour collaborer sur ces questions » avec les responsables de la protection de la vie privée.

30 jours pour contester ce partage de données

Suite au rachat en 2014 de WhatsApp pour un montant de 16 milliards de dollars,  Facebook avait annoncé en août que les données de WhatsApp seraient combinées avec celles du réseau social afin de faciliter l’échange entre les utilisateurs. Egalement une belle façon de rentabiliser cet achat en faisant découvrir leur nouveau produit à leurs consommateurs. C’est ainsi que les données telles que le numéro de téléphone et certaines données personnelles de l’utilisateur sont renseignées dans l’application WhatsApp, avec son consentement « limité » et refuser cette collecte de données durant 30 jours.

Une belle collaboration européenne

Au sein de l’Union Européenne, l’annonce de cette combinaison de données n’enchante pas. En effet, selon les autorités européennes, il s’agît d’une violation du droit à la vie privée et aux données utilisateurs dû à un manque de confidentialité important. Le G29 affirmait rester vigilant sur le sujet, mais c’est les autorités allemandes qui ont en premier remis en cause ce partage de données.

L’autorité de protection de données personnelles allemande a déclaré que cette récupération de données ne reposait sur aucune base juridique et n’avait donc pas lieu d’être mise en place tandis que Facebook affirmait de son côté qu’ils respectaient bien le droit européen pourtant très complexe sur le partage de données.

C’est depuis quelques jours maintenant que Facebook a cessé cette synchronisation de données pour ses utilisateurs européens « jusqu’à ce que des garanties juridiques appropriées puissent être apportées ».